"En période de mobilité économique, la souplesse est une condition vitale du plein emploi" - Alfred SAUVY
"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS
"La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques" - Ernest HEMINGWAY
"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC
"Les bonnes questions ne se satisfont pas de réponses faciles" - Paul SAMUELSON
"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE
"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées." - Winston CHURCHILL
"On attire l'ennemi par la perspective d'un avantage ; on l'écarte par la crainte d'un dommage. " - SUN TZU
"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY
"La guerre n'est que la simple continuation de la politique par d'autres moyens" - Carl VON CLAUSEWITZ
Le gouvernement français a présenté en septembre 2013 son projet de réforme des retraites. Il intervient dans un contexte où la France est contrainte à la fois par ses engagements auprès de ses partenaires européens en matière de diminution du déficit public, et par la nécessité d'équilibrer sons système de solidarité intergénérationnelle. Dans ce cadre, il apparaît que le projet présenté n'est pas en mesure de satisfaire ces ambitions.
La « Malédiction des ressources naturelles », le « syndrome hollandais » ou encore « the paradox of plenty » sont autant de surnoms donnés à cette situation où un pays fortement doté en ressources naturelles tend à s’appauvrir. L’appellation la plus couramment utilisée reste néanmoins celle de la Dutch Disease ou maladie hollandaise en référence à l’expérience batave des années soixante-dix qui vit pour la première fois un pays enregistrant un soudain enrichissement en matières premières constater une contraction brutale de son activité économique.
Cependant, il serait faux de croire qu’une économie relativement bien dotée en ressources naturelles est indubitablement vouée à s’affaiblir. En effet, pour chaque exemple de pays s’étant appauvri à cause de sa surabondance en matières premières (République Démocratique du Congo, Venezuela, Algérie, Nigeria, etc.) il existe un contre-exemple ayant réussi, grâce à ces dernières, à s’enrichir de façon remarquable (Norvège, Qatar, Australie, Etats-Unis). Il convient donc de reformuler les axes de réflexion autour de ce phénomène en ne contraignant plus l’analyse à la seule question de « Pourquoi les pays fortement dotés en ressources naturelles s’appauvrissent-ils ? », mais plutôt en l’étendant à « Pourquoi certains pays plutôt que d’autres réussissent à tirer profit de ces richesses ? ». Après un bref rappel historique et théorique sur la matérialisation de ce mécanisme, nous tenterons d’exposer les différents déterminants qui influencent le caractère bénéfique de l’abondance de ressources naturelles sur le développement économique. Enfin, nous verrons que bien qu’étant relativement ancienne et souvent caractérisée « d’old fashion », la « menace Dutch Disease » revient régulièrement sur le devant de la scène et reste plus que jamais d’actualité dans certains pays émergents (Brésil).
Quel investisseur n’a pas rêvé de battre le marché sur la base de ses propres analyses des cours boursiers ? Il est certes loin d’être impossible de réaliser des plus-values de manière continue. Mais au-delà des aspects techniques de la finance moderne, pour que se produise un tel évènement un investisseur doit être également capable d’anticiper sur la base d’informations publiques certains mouvements de marché, d’identifier les entreprises qui vont réaliser des performances et de prendre des positions pour se couvrir sans que cela ne réduise son gain potentiel.
La tâche n’est pas aisée et mieux vaut ne pas succomber à l’excès de confiance ou à tout autre comportement hasardeux. De l’auto-attribution, aux effets momentum, en passant par les biais individualistes, nombreuses sont les raisons pour démontrer que battre le marché continuellement repose sur une douce illusion.
En 2013, la ville de Détroit s'est déclarée en état de faillite. La situation actuelle s'explique par un long déclin enclenché dans les années 60. Au final, d'un problème de finances locales, la situation pourrait se transformer en problème financier national.
Le quartier de la City, à Londres, est la première place financière mondiale. L'industrie de la finance est un élément incontournable de l'économie anglaise, notamment depuis les années 1980 et le passage de Margareth Thatcher à la tête du pays. En effet, le secteur bancaire représente environ 450% du PIB au Royaume-Uni, contre 300% en France ou encore 100% aux Etats-Unis à titre d'exemple. Dès lors, il apparaît que le poids du secteur bancaire dans l'économie britannique est prégnant, comparable à celui d'un pays tel que la Suisse.
Toutefois, ce fleuron de l'économie britannique est en proie à un certain nombre de doutes quant à sa pérennité dans un contexte qui a fortement évolué depuis le déclenchement de la crise globale. En effet, la crise économique qui s'éternise en Europe et la raréfaction du crédit entrainent un ralentissement de la place financière londonienne. De plus, la crise financière de 2008-2009 a fait émerger une demande accrue de régulation qui pèse sur les activités financières. Enfin, la montée en puissance de l'Asie et le basculement du monde économique vers cette partie du globe, peuvent également faire craindre un déplacement de la finance internationale.
Le prix du baril de pétrole connaît, depuis les années 1970, un certain nombre de fluctuations et de chocs, porteurs de conséquences économiques importantes. Ainsi, à l’occasion des chocs pétroliers de 1973 et 1979, les hausses importantes du baril de brut sont allées de pair avec une baisse généralisée des taux de croissance dans la plupart des pays développés importateurs de pétrole, et notamment en France.
Si le débat sur le prix du pétrole et son potentiel impact sur la croissance n’était plus au centre des préoccupations au cours des années 1990, les hausses récentes du cours du baril entre 2004 et 2008, et depuis 2009, ont ravivé la problématique sur le lien entre le prix de cette matière première, dont l’usage est central dans le fonctionnement des économies industrielles contemporaines, et le taux de croissance économique.
Près de trois ans après le début des "printemps arabes", la situation économique et politique des pays concernés demeure particulièrement fragile. Cependant, toute la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (dont l'acronyme anglais est MENA pour "Middle East and North Africa") est confrontée à une occasion historique de faire évoluer les systèmes économiques afin de répondre aux problématiques de court terme et aux défis de plus long terme.
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Un des effets collatéral de l'accident nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, est le changement de l'approche énergétique de l'Allemagne. En effet, ce pays a engagé un processus de transition énergétique qui prévoit notamment l'abandon de l'énergie nucléaire d'ici 2022. Une des conséquences de ce processus de transition est le passage d'une production électrique basée sur les énergies fossiles, vers une production basée sur les énergies renouvelables. Si la population adhère pour le moment à cette politique, la hausse prévisible des prix de l'énergie et les coûts engendrés pourraient faire évoluer la situation car les ménages et les entreprises subiront cette hausse des coûts. De nombreuses contraintes et difficultés vont nécessairement émerger.
Alenka Bratusek, le Premier Ministre slovène l’a réitéré en décembre 2013 après l’annonce des résultats de l’audit externe du secteur bancaire : la Slovénie ne deviendra pas le prochain pays après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et plus récemment Chypre, à recourir à un programme de sauvetage financier. La Slovénie a seulement besoin de temps pour réaliser l’assainissement de son secteur bancaire et consolider ses finances publiques. Un constat également partagé par la Commission Européenne, qui dans le cadre de la procédure de déficit excessif, a accepté d’étendre de 2 ans le délai dans lequel le pays devra ramener son déficit en deçà de 3% du PIB.
Le cas slovène a cependant largement alimenté les discussions au sein des instances européennes au second semestre 2013, ces dernières craignant un nouvel accès de faiblesse au sein de la Zone Euro et un potentiel effet de propagation. Bien que la tension sur les marchés soit quelque peu redescendue, la situation économique de la Slovénie n’en demeure pas moins incertaine alors que l’assainissement du secteur bancaire, la consolidation des finances publiques et le désengagement de l’Etat sont loin d’être terminés et pèsent sur la reprise de la croissance.
Les textes qui suivent sont issus d'un des traités de sciences économiques les plus célèbres, paru en 1936 et intitulé "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie" de l'économiste britannique John Maynard Keynes. Cet ouvrage pose les jalons de ce qu'il convient d'appeler la théorie keynésienne. La pensée de cet économiste est sans nul doute celle qui a le plus marqué l'histoire économique du XXème siècle. Son influence dans la sphère économique et politique est toujours d'actualité.
Initialement, Keynes définissait largement sa pensée en fonction de la pensée économique dominante de l'époque : l'école classique. L'importance de cet auteur dans la pensée économique se juge notamment du fait que par la suite la majeure partie des théories économiques se sont définies en fonction de la pensée de Keynes, que ce soit en termes d'héritages (Post-keynésiens, néo-keynésiens...) ou d'opposition (monétaristes, Nouvelle Economie Classique (NEC), "autrichiens" -pour partie au moins-...).
Les textes ci-dessous reprennent tout d'abord (1) la préface initiale de la première édition anglaise, puis (2) la préface de la version française avec un focus particulier sur la France, et enfin (3) le Chapitre I qui est particulièrement court et qui correspond en réalité à "l'introduction de l'introduction".