"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, et pas une création du besoin" - Gaston BACHELARD

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " - Alfred SAUVY

"Il [cf. l'économiste] doit étudier le présent à la lumière du passé afin d'éclairer le futur" - John Maynard KEYNES

"Tout chômage quelconque a uniquement sa cause dans le fait que des changements dans les conditions de la demande ont lieu sans cesse, et que les résistances de frictions empêchent que l’ajustement des salaires appropriés ne s’effectue instantanément" - Arthur Cecil PIGOU

"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY

"Le gouvernement ayant pris ainsi la place de la Providence, il est naturel que chacun l'invoque (...). Aussi rencontre-t-on un nombre immense de requêtes qui, se fondant toujours sur l'intérêt public, n'ont trait néanmoins qu'à de petits intérêts privés" - Alexis de TOCQUEVILLE

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité" - Jean JAURES

"Le budget est le squelette de l'État débarrassé de toute idéologie trompeuse" - Joseph SCHUMPETER

Citation Suivante

Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

21/03/22 La baisse des prix de la prostitution

De 2006 à 2014, le prix de la prostitution (féminine) a baissé de presque un quart. Après avoir analysé 190 000 profils de professionnelles (84 villes dans 12 pays riches) sur les sites internet où les clients laissent des avis, le magazine britannique The Economist conclut que le prix moyen de l’heure de sexe est passé de 280 à 210 euros.

Baisse prix prostitution

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18/03/22 La "vitre cassée" de Frédéric BASTIAT au parlement européen

La vidéo qui suit montre un eurodéputé britannique (Daniel Hannan) prendre la parole au sein du parlement européen. Il fait une analogie entre le raisonnement d'un économiste français (Frédéric BASTIAT) qui démontre les effets négatifs à long terme de décisions apparemment pleines de bon sens à court terme, et la volonté actuelle de vouloir financer des emplois dits "verts" par des dépenses publiques. En substance, il ne nie pas l'intérêt écologique en soi de ces mesures, mais il dénonce les arguments qui voudraient défendre un intérêt économique à un financement public.

Le passage est très court (1 minute) et le raisonnement est assez rapide. Dès lors il peut être intéressant de lire au préalable (ou après) les deux analyses suivantes qui présentent justement plus en avant le raisonnement de l'économiste en question, à savoir "La vitre cassée", "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" ou encore "La pétition des fabricants de chandelles".

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17/03/22 La "médiocrité" d'Adam Smith

Le père de l’économie libérale était paradoxalement un « personnage » sans éclat. Il incarne parfaitement le stéréotype du penseur solitaire et anti charismatique. La fragilité de sa constitution, sa prédisposition pour l’étude et son amour de la solitude ont eu pour effet d’alourdir les punitions gratuites du sort : la laideur, le bégaiement, la fadeur du tempérament. Par Romain Treffel.

Adam Smith

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16/03/22 La "main invisible" d'Adam Smith

Le texte qui suit est issu du texte de référence  intitulé "Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations". Publié en 1776 par l'économiste classique de référence Adam Smith (1723-1790), le morceau de texte choisi réfère au chapitre II du tome IV dudit ouvrage où il est notamment question pour la première fois d'un des concepts économiques les plus connus, à savoir la "Main Invisible". Selon cette expression imagée il existe un processus naturel par lequel la recherche par chacun de son intérêt personnel concourt à l'intérêt général.

Adam Smith considère ainsi que la poursuite de l'intérêt individuel (ou "la tendance de chaque homme à améliorer sans cesse son sort") entraîne pour chacun un comportement qui a pour effet d'aboutir, au niveau de la nation, à la meilleure organisation économique possible.

Pour cet auteur, le mobile "égoïste" qui amène chaque individu à améliorer sa situation économique engendre donc au plan national des effets bénéfiques en réalisant l'intérêt général comme si les individus étaient "conduits" à leur insu par une "main invisible", véritable mécanisme autorégulateur du marché qui permet, grâce à la concurrence, une utilisation optimale des ressources productives. A cet égard, il convient de ne pas faire intervenir l'Etat au niveau économique pour ne pas perturber cet ordre naturel spontané fondé sur l'intérêt personnel de chaque individu.

SMITH Adam _ www.leconomiste.eu

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15/03/22 L'oreiller de la belle Aurore

C’est l’un des plats les plus grandioses de la gastronomie française actuelle. L’oreiller de la belle Aurore, chanté par Curnonsky et produit notamment à Lyon, près de la place Bellecour, chez Georges Reynon. C’est une pièce de 32 kilos composée d’une quinzaine de viandes, dont dix de gibiers, de foie gras, de poulet de Bresse et de truffes noires. Pigeon, caille, perdreau, canard, faisan, cerf, sanglier, lièvre…  composent la farce, sans oublier la pâte dorée, l’immense drap de cet oreiller, qui englobe le tout. Ce plat, et bien d’autres, sont présents dans l’ouvrage que Jean-Robert Pitte vient de publier, Atlas gastronomique de la France. C’est un véritable ouvrage de géopolitique, car l’histoire et la géographie ne cessent de se mêler et parce que les territoires sont façonnés par des rapports de force et des jeux de pouvoir. Un ouvrage accompagné de cartes superbes, qui permettent de visualiser immédiatement les sujets abordés : légumes, fruits, champignons, gibiers, pains, liqueurs… dressent une cartographie complète de la France et donnent une idée de son art de vivre, des distinctions régionales et des spécificités locales. En cette saison de Noël où la table est fêtée et rassemble, il n’est pas inutile de revenir sur cette géopolitique particulière.

C’est à tort que l’on dénigre l’étude de l’alimentation comme quelque chose de futile et de peu sérieux, alors que c’est au contraire une discipline essentielle. D’une part parce que bien manger est le propre de l’homme, et donc étudier cet art gastronomique est mener une enquête anthropologique de premier plan, d’autre part parce que la table renvoi à toute une série de réseaux propre à l’activité humaine : l’agriculture, l’industrie, les transports, l’économie, l’agronomie… Rien de tel pour comprendre en détail une société que d’étudier son alimentation. De cet Atlas gastronomique émergent deux grandes tendances : le rapport entre déterminisme et volontarisme et le rapport entre la ville et la campagne. Par Jean-Baptiste Noé.

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